Ottaviani CERPHI

Inscrit le: 28 Oct 2002 Messages: 335 Localisation: Paris / Lyon
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Posté le: Mar 09 Jan, 2007 16:04 33 Sujet du message: Séminaire : J.-T. Desanti, les idéalités mathématiques |
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ECOLE DOCTORALE CONCEPTS ET LANGAGES (E.D. V)
Organisé par Vincent GÉRARD (Université de Poitiers) et Dominique PRADELLE (Université Paris-Sorbonne)
Séminaire 2006 – 2007
Troisième séance : vendredi 12 janvier à 16h
Maison de la Recherche, 28 rue Serpente – 75006 PARIS (métro Odéon)
salle D117 (1er étage, aile Danton)
Intervenant : Maurice Caveing
Objet de la séance : Les Idéalités mathématiques, « Le concept d'ensemble de points » et
« Structure intentionnelle de l'objet [0,1] »
Jean-Toussaint DESANTI
LES IDÉALITÉS MATHÉMATIQUES
Des premiers travaux sur le traitement de la théorie de l’intégration (1943) à l’usage de la théorie des catégories dans Philosophie : un rêve de flambeur (2001), l’intérêt pour les mathématiques traverse toute l’œuvre de Desanti. On peut distinguer trois étapes. Avant la seconde guerre mondiale, l’éducation mathématique de Desanti a été purement classique et essentiellement orientée vers l’Analyse, faite notamment à partir de la collection de monographies dirigée par Emile Borel. Après la seconde guerre mondiale, Desanti refait toute son éducation mathématique dans Bourbaki, d’où cette situation apparemment paradoxale : la théorie des fonctions de variables réelles telle qu’elle se présente au milieu des années 20 dans le Traité de Hobson est abordée par la médiation des concepts bourbakistes. Vers le milieu des années 70, la lecture d’Eilenberg et Mac Lane conduira Desanti à s’évader du bourbakisme et à s’intéresser à la théorie des catégories. On pourrait donc dire que Desanti a appris trois fois les mathématiques : d’abord dans leur version classique, puis dans leur version ensembliste, enfin dans leur version supra-algébrique.
Le séminaire sera consacré à la lecture des Idéalités mathématiques, parce qu’elles représentent l’effort le plus abouti, bien qu’inachevé, et essentiellement inachevé, de Desanti pour aborder l’étude d’une théorie mathématique. Ce texte pose la question du mode d’existence des théories et du statut des objets mathématiques, qui ne sont « ni du ciel, ni de la terre ». Desanti est ainsi conduit à renouveler le problème de Husserl dans la Sixième Recherche logique, celui du remplissement des intentions de significations catégoriales. Ce qui le conduira plus tard à redéfinir la phénoménologie, non plus comme une « philosophie de la conscience », au sens classique de ce terme, mais comme une « philosophie des modes de renvoi signifiant ».
DATES DES SÉANCES SUIVANTES (Horaire modifié : de 17h15 à 19h)
Vendredi 16 fév., 16 mars, 30 mars, 4 mai, 1er juin 2007
Contact : vincent.gerard@univ-poitiers.fr ou dominique pradelle@free.fr |
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