Ottaviani CERPHI

Inscrit le: 28 Oct 2002 Messages: 335 Localisation: Paris / Lyon
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Posté le: Jeu 06 Oct, 2005 03:03 43 Sujet du message: |
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Bonjour,
tout d'abord, merci d'écrire moins gros, de dire bonjour, de préciser le champ de la question (linguistique, gnoséologie, philosophie aristotélicienne ou autre, comme celle de ses commentateurs), et surtout de ne pas exiger de réponse rapide, les moteurs de recherche permettant un tracé complet de la question lorsqu'elle est urgente.
Une recherche de "Koine" sur Google permet d'avoir en environ 0,1 seconde la réponse suivante (source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Koinê) :
"La koinè (du grec « [langue] commune »), au sens propre, est une forme de grec ancien normalisée à l'époque hellénistique issue principalement du grec ionien-attique et ayant servi de langue commune d'abord à la Grèce, où l'on utilisait plusieurs dialectes, puis au monde antique, en concurrence avec le latin.
Par extension, une koinè (ou koinê) est une langue véhiculaire dans laquelle se sont fondus différents dialectes et parlers locaux. La koinè peut être seulement écrite ou orale. Elle peut être limitée à la littérature (poésie, théâtre...), aux textes administratifs, de droit, etc. Il n'est donc pas possible de reconnaître l'origine géographique d'auteurs de textes écrits dans une koinè.
Les exemples les plus remarquables de constitution d'une koinè poussée sont bien sûr le grec ancien mais encore l'occitan ou l'arabe littéral. Une koinè peut aussi être une lingua franca permettant la communication entre des interlocuteurs parlant des langues différentes. Ainsi, actuellement l'anglais dans le monde des affaires peut servir de koinè.
La koinè doit cependant être bien distinguée du sabir : en effet, élément complètement absent d'un sabir, la koinè est une langue aboutie et souvent pensée (d'où sa capacité à servir la littérature) et non un disparate créé dans un seul but utilitaire."
Une recherche un peu plus poussée montre que le terme se trouve chez Aristote, par exemple dans la problématique du "sens commun" (koine aisthesis) dans le De anima, et nous trouvons alors le résumé suivant (source : http://upr_76.vjf.cnrs.fr/Revues&collections/R_ADHLMA/AHDLMA_Resumes_01.html) :
"Dans le De anima, III, Aristote étudie trois opérations sensibles : perception des sensibles communs, aperception, discrimination, que l'on a unifiées sous le nom de théorie du `sens commun', identifiant l' aisthèsis koinè du De anima avec la koinè dunamis des Parva naturalia. Mais ces expressions désignent deux aspects fort différents : la première indique une capacité postérieure à la division de la faculté perceptive en cinq sens, tandis que la seconde est une capacité antérieure et radicale de la perception."
La recherche renvoie ensuite à des séries d'articles de plus en plus précis consultables dans n'importe quelle bibliothèque universitaire.
Temps de recherche total+rédaction du message pour ces quelques informations : environ 5 minutes. _________________ Didier Ottaviani
École Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines (Lyon)
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