Chubilleau SCP

Inscrit le: 28 Oct 2002 Messages: 34 Localisation: Poitiers / Chauvigny
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Posté le: Jeu 01 Avr, 2004 11:11 37 Sujet du message: Poursuite des journées d'études : appel colloque à Chauvigny |
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Après les trois journées d?études tenues à la Sorbonne en octobre 2003, sur « l?idée de révolution : quelle place lui faire au XXIe siècle ? », la Société chauvinoise de philosophie propose de poursuivre la rencontre et les discussions, sous la forme d?un colloque, à Chauvigny (Vienne, 25km E. de Poitiers), au début de l?année universitaire 2004-2005 (octobre ou novembre).
Trois axes nous semblent pouvoir permettre de poursuivre ces travaux et d?aborder certains thèmes qui n?ont pu faire l?objet de communications lors des journées d?études : nous en proposons ici une formulation, en invitant à en poursuivre l?élaboration sur le présent forum.
Ces trois axes reprennent partiellement ce qui a été développé lors des journées :
I. La simple évocation des bouleversements qui touchent actuellement certains domaines scientifiques et techniques suscite autant de tentations que d?inquiétudes, et appelle peut-être à poursuivre dans cette direction les exposés de la commission scientifique des journées d?octobre. Nous proposerions de partir d?une interrogation : depuis la seconde moitié du xxe siècle (autour de la maîtrise de la matière et du vivant) jusqu?à aujourd?hui, peut-on encore concevoir que science et société partagent une certaine « solidarité » d?accroissement et de bénéfices mutuels ? Ou pour reformuler la question : est-ce que les sciences, les techniques, et plus généralement la connaissance ont encore vocation essentielle à émanciper l?humanité, à participer à son bien- être, ou menacent-elles (sont-elles menacées) de se voir rangées parmi les puissances aliénantes ? ? question à traiter de front avec celle de l?obscurantisme, de ses éventuels retours ou renouvellements (sous les oripeaux d?une certaine modernité, ou de post-modernité, etc.).
II. Lors de plusieurs des réunions du comité préparatoire, il a été suggéré d?interroger la notion de « révolution islamique », proposition qui n?a pu aboutir pour les journées d?études. Mais en premier lieu, il ne semble pas concevable de traiter de la pensée arabo-musulmane, en particulier certains courants de théologie musulmane contemporaine, ex abrupto : il semble même nécessaire d?aborder le sujet de la révolution islamique contemporaine dans une optique « universelle », qui pourrait être celle des théologies de la libération, depuis le shi?isme médiéval jusqu?à nos jours, en passant par Müntzer et les théologiens latino-américains? une plus large prise de vue historique et conceptuelle, une plus large problématisation aussi, semblent nécessaires, qui peut s?élargir aux rapports entre religion et révolution en général, et au questionnement que ces rapports peuvent faire porter sur la définition de la modernité, précisément dans les obstacles qu?elle rencontre.
III. La place à faire aujourd?hui à l?idée de révolution peut sembler largement tributaire de la notion de monde, et plus particulièrement de conceptions du monde qui ont cours (pour la période que nous vivons, il faut peut-être interroger spécifiquement le vocable de « mondialisation » et les notions qui gravitent autour), que celles-ci soient une justification (« idéologique ») ou une critique du système du monde (du point de vue d?une histoire, d?une morale, d?une théologie ou d'un utopisme parfois revendiqué?). Cet axe pouvant être celui autour duquel s?articulent, se justifient et sur lequel débouchent finalement les deux autres : dans quelle mesure les philosophes, les scientifiques, éventuellement les théologiens (de la libération ou d?autres), l?improbable quidam subjectif ou les différents univers sociaux, historiques, culturels? peuvent-ils percevoir qu?ils habitent un même monde, à préserver ou conserver, "interpréter ou transformer" ?
Ces quelques propositions ne constituent évidemment pas un programme. Nous accueillerons les suggestions et amendements qui nous seront communiqués, et tout aussi volontiers des propositions supplémentaires (dans la limite des possibilités d?organisation) ou "alternatives" à celles formulées ici, dans la mesure où elles permettraient d?accueillir des communications plus riches et/ou plus cohérentes? |
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